dimanche 15 février 2009

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Mon amour,

je suis venue si souvent, mon casque sur les oreilles, avec la voix de Jeff Buckley au fond de l'âme, lire et relire ce qui était écris sur ton blog...

Le soir où nous t'avons perdus, lorsque j'ai mis le réveil pour le lendemain, car je devais aller faire une prise de sang, a retenti une mélodie, pourquoi celle-ci... je l'ignore, mais elle m'a anéanti, non, en réalité, j'étais déjà anéantie.

Mon amour, j'espère que tu n'iras pas t'imaginer que déjà je veux me séparer de toi, car jamais je ne le pourrai, la preuve est là, je ne voulais plus técrire, et puis je continue, même si tu ne peux me lire, je crois que c'est à moiq ue ça fait le plus de bien, même si j'avance dans le vide, dans l'imagination, dans ce que je croyais de toi.

Nous allons essayer, ton père et moi, d'avoir un enfant, un second, ton petit frère ou ta petite soeur... j'espère pour elle, pour lui, pour nous, pour ta grand mère, et puis pour moi, qu'il ou elle connaîtra un destin plus doux que le tiens, plus long en tout cas... je ne crois pas que je serais de taille de revivre ça une nouvelle fois.

Mon amour... je met sous silence ce sentiment terrible, ce saignement qui jamais ne m'a quittée, parce que peu de gens comprendraient... qu'à près de deux mois de grossesse, j'ai eu le temps de t'aimer assez fort pour que tu me manque toute une vie entière.

J'espère que tu voles en paix, que tu te poses contre les pétales des fleurs, sur les nuages, dans les parfums de l'amour, entre ton père et moi, quand nos mains s'enlacent alors que la nuit nous emporte...

Mon amour... je pense à toi.

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